Armé de bonnes intentions, celles de répondre au défi proposé par les Irlandais, quitte à abandonner provisoirement l'orgie de jeu souhaitée par le trio Lièvremont-Ntamack-Retière lors de sa prise de fonction, le XV de France commence le match par défendre. La faute à ce diable d'O'Gara qui, quand il s'agit d'envoyer du jeu au pied dans le camp adverse, n'a pas la timidité d'un Trinh-Duc. Heureusement, la patrouille tricolore veille au grain dans le premier quart d'heure pour résister aux multiples temps de jeu imposés par les Verts. Quinze minutes de jeu, les hommes sur le pré ont beau être chauds, les spectateurs se les frisent sérieusement en tribunes, où l'excitation promise par un tel choc ne résiste pas aux températures polaires.
Harinordoquy lance la machine
Il faut toute la roublardise d'O'Driscoll, l'homme qui ici même avait réussi un triplé pour sa première au Stade de France il y a dix ans, pour faire des étincelles en mettant dans le vent le rideau tricolore avant de lober Poitrenaud d'un petit coup de pied à suivre, dont le rebond est heureusement profitable à Clerc, qui sauve la patrie devant D'Arcy (16e). Les Bleus ont compris l'avertissement, et Harinordoquy, homme de devoir, s'emploie à relancer le XV de France. Cette première percée dans les 22 irlandais aboutit à l'exclusion temporaire de Wallace, coupable d'une obstruction sur Parra, lequel double la sanction en ouvrant le score sur pénalité (17e, 3-0).
Harinordoquy lance la machine
Il faut toute la roublardise d'O'Driscoll, l'homme qui ici même avait réussi un triplé pour sa première au Stade de France il y a dix ans, pour faire des étincelles en mettant dans le vent le rideau tricolore avant de lober Poitrenaud d'un petit coup de pied à suivre, dont le rebond est heureusement profitable à Clerc, qui sauve la patrie devant D'Arcy (16e). Les Bleus ont compris l'avertissement, et Harinordoquy, homme de devoir, s'emploie à relancer le XV de France. Cette première percée dans les 22 irlandais aboutit à l'exclusion temporaire de Wallace, coupable d'une obstruction sur Parra, lequel double la sanction en ouvrant le score sur pénalité (17e, 3-0).
Et Dussautoir qui a encore delivré une prestation exemplaire !
L'appétit vient en mangeant, au risque d'avoir les yeux plus gros que le ventre à l'instar de Nallet qui, pour ne pas avoir cherché la touche sur un repli défensif suite à une relance au pied adverse, aurait pu mettre son équipe sous la menace d'un essai sans l'énorme solidarité qui anime ce XV de France (40e). On ne va cependant pas reprocher à cette équipe sa gourmandise, exprimée dès le retour des vestiaires par cette percée plein champ de Trinh-Duc ou encore par ce contre de Clerc, qui aurait mérité mieux que cet essai refusé et surtout que cette sortie prématurée sur blessure (47e). Loin d'avoir les ailes coupées pour autant, pour preuve cette nouvelle tentative à l'opposée de Malzieu, alerté par le pied de... Trinh-Duc, mais repris in extremis (48e) ou cette autre percée de ce même Trinh-Duc pas payée en retour (52e), le XV de France continue de manger le Vert par le bon bout, faisant même mieux que jeu égal avec les Irlandais dans les phases de rucks.
Parra proche de la perfection
Et puisque rien ne semble sourire au Trèfle, même Earls, celui par qui la polémique de la main de Henry en football a été relancée avant la rencontre, y va de sa faute de... main, offrant une mêlée aux Bleus, exploitée à merveille par les hommes de Marc Lièvremont qui, après trois temps de jeu, alertent Bastareaud, lequel résiste à un plaquage pour passer les bras et envoyer Poitrenaud dans l'en-but, troisième essai transformé par Parra toujours à 100% (59e, 24-3). Un demi de mêlée qui, du haut de ses 21 ans, ne tremble pas à l'heure d'ajouter trois points sur un drop de plus de 40 mètres (61e, 27-3) !
Grisée, l'équipe de France abandonnera un essai à Wallace, à la conclusion d'une action en premières mains (63e, 27-10), mais ne perdra pas pour autant le fil, Parra, après avoir touché le poteau (68e), redonnant plus de corps encore à la victoire tricolore (70e, 30-10) avant que Michalak, entré en jeu en fin de match, ne mette fin aux débats d'un drop récompensant le travail de ses coéquipiers (79e, 33-10). Voilà un nouveau match référence sur lequel les Bleus pourront s'appuyer. Reste à décrocher, enfin, cette troisième victoire de rang dans deux semaines au Pays de Galles pour ne pas hypothéquer, une fois de plus, ces belles promesses. Et pour se donner les moyens de remporter ce Tournoi, voire d'aller chercher un Grand Chelem qui pourrait faire date.
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